Métiers et formation
Hôtesse de l'air, steward : comment obtenir le CCA
Le certificat de membre d'équipage de cabine (CCA) est le sésame européen des hôtesses et stewards. Formation agréée, examens théorique et pratique, validité : le fonctionnement du dispositif en France.
Par Rédaction··3 min de lecture

On les voit servir des repas et accueillir les passagers, mais la raison d'être des hôtesses et stewards est d'abord la sécurité. En cas d'évacuation, d'incendie en cabine, de malaise d'un passager ou d'amerrissage, ce sont eux qui agissent. C'est pourquoi l'Union européenne a créé un titre commun : le certificat de membre d'équipage de cabine, ou CCA (Cabin Crew Attestation).
Un titre européen depuis 2013
Le CCA a été institué par le règlement (UE) n° 1178/2011, dit « Aircrew », dont l'annexe V fixe les exigences applicables aux membres d'équipage de cabine. Selon le ministère chargé des transports, le dispositif est entré en vigueur le 8 avril 2013. Le CCA est désormais le titre requis pour exercer en exploitation commerciale au sein d'une compagnie européenne, et il est reconnu dans tous les États membres.
En France, c'est la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) qui délivre le certificat. Le candidat doit d'abord suivre une formation initiale dans un organisme agréé par la DGAC, puis réussir deux examens organisés par l'administration : une épreuve théorique et une épreuve pratique.
L'examen théorique
D'après le guide officiel de l'examen théorique publié par la DGAC (version du 1er décembre 2025), l'épreuve se présente ainsi :
- un questionnaire à choix multiples d'au moins 70 questions ;
- une durée d'1 h 45 ;
- un seuil de réussite fixé à 75 % des points ; une mauvaise réponse ou une absence de réponse ne rapporte aucun point ;
- en cas de succès, une attestation valable 24 mois, pendant lesquels le candidat doit passer l'épreuve pratique.
Le programme couvre la réglementation, les facteurs humains, la connaissance de l'avion, les procédures d'urgence, la lutte contre le feu, la survie et les premiers secours.
L'épreuve pratique
L'épreuve pratique n'est accessible qu'avec une attestation théorique en cours de validité. Elle comporte deux volets : les aspects sécurité (coefficient 2) et les aspects médicaux (coefficient 1). Il faut obtenir une moyenne pondérée d'au moins 12/20. Certaines notes sont éliminatoires : moins de 6/20 à l'épreuve aquatique, ou moins de 10/20 sur l'ensemble des aspects sécurité ou des aspects médicaux. Les épreuves sont conduites par des examinateurs désignés par la Direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC).
Les conditions d'accès au métier
Le CCA ne fait pas tout. Le règlement européen fixe un âge minimal de 18 ans, et l'aptitude médicale est vérifiée. Côté compagnies, le CIDJ souligne plusieurs attentes courantes :
- savoir nager, certaines compagnies demandant une attestation ;
- un anglais courant, souvent attesté par un niveau B2 récent ; une seconde langue étrangère est un atout ;
- le baccalauréat au minimum, de nombreux candidats retenus ayant un bac+2.
Le CIDJ précise aussi que certaines compagnies recrutent des candidats sans CCA et les forment ensuite. Une fois embauché, le futur membre d'équipage suit en outre la formation propre à l'opérateur et au type d'avion sur lequel il volera.
Un certificat qui peut expirer
Le CCA reste valable tant que son titulaire exerce. Selon le ministère, un CCA délivré en France devient caduc si son titulaire n'a pas exercé de fonctions de membre d'équipage de cabine pendant 60 mois. Celui qui n'a jamais volé doit alors repasser la formation initiale et l'examen ; celui qui a déjà travaillé pour une compagnie européenne peut le réactiver par une remise à niveau et un contrôle organisés avec sa compagnie.
À retenir
- Le CCA est le titre européen obligatoire pour exercer comme membre d'équipage de cabine.
- On l'obtient après une formation agréée et deux examens organisés par la DGAC.
- Théorie : QCM d'au moins 70 questions, 75 % requis ; pratique : moyenne de 12/20 avec notes éliminatoires.
- Le certificat devient caduc après 60 mois sans exercice.
Avant de choisir un organisme de formation, il est utile de vérifier qu'il est bien agréé par la DGAC et de consulter les calendriers officiels des sessions d'examen.
Sources
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