Aviation générale et loisirs

ULM en France : six classes d'appareils et un brevet sans minimum d'heures

Paramoteur, pendulaire, multiaxe, autogire, ballon ou hélicoptère ultraléger : l'ULM regroupe six familles d'appareils. Présentation d'une pratique très répandue en France et des étapes pour devenir pilote.

Par Rédaction··3 min de lecture

Image : Illustration aeronautique.com — Tous droits réservés

Une aviation de loisir accessible

L'ULM, pour ultraléger motorisé, désigne une catégorie d'aéronefs de loisir particulièrement légers, soumis à une réglementation nationale spécifique. Le ministère des Sports présente cette activité comme une aviation sportive et de loisir accessible, qui permet aussi bien de survoler les montagnes ou la mer que de participer à des compétitions ou de voler simplement pour le plaisir.

La pratique est structurée en France par la Fédération française d'ULM (FFPLUM), basée à Maisons-Alfort. Selon son site, elle compte près de 16 000 licenciés et plus de 700 structures affiliées. Les chiffres fédéraux compilés par la DGAC pour l'année 2022 faisaient état de 16 521 adhérents et de 846 structures, ce qui fait de l'ULM l'une des principales disciplines de l'aviation légère en France, derrière l'avion en aéroclub.

Six classes d'appareils

La réglementation distingue six classes d'ULM, chacune avec ses règles, sa formation et ses lieux de pratique :

  • classe 1, le paramoteur : une voile souple, proche du parapente, associée à un moteur porté sur le dos du pilote ou installé sur un chariot ;
  • classe 2, le pendulaire : une aile delta sous laquelle est suspendu un chariot motorisé, piloté par déplacement du poids du corps ;
  • classe 3, le multiaxe : un appareil qui ressemble à un petit avion, avec des gouvernes classiques ;
  • classe 4, l'autogire : un appareil sustenté par un rotor qui tourne librement sous l'effet du vent relatif, et propulsé par une hélice ;
  • classe 5, l'aérostat ultraléger : un petit ballon dirigeable ou à air chaud répondant aux critères de l'ULM ;
  • classe 6, l'hélicoptère ultraléger.

Chaque classe correspond à une qualification distincte : un pilote breveté en pendulaire doit suivre une formation complémentaire pour piloter un multiaxe.

Un régime réglementaire propre

Contrairement aux avions légers soumis aux règles européennes de l'EASA, les ULM relèvent en France d'un cadre national, fixé notamment par l'arrêté du 23 septembre 1998 relatif aux aéronefs ultralégers motorisés. Ce cadre définit les caractéristiques techniques de chaque classe, en particulier les limites de masse et de nombre de places, et repose sur un régime déclaratif : l'appareil n'a pas de certificat de navigabilité au sens de l'aviation certifiée, et la responsabilité de son bon état incombe largement à son propriétaire et à son pilote.

Devenir pilote : les étapes

La FFPLUM décrit un parcours en trois temps :

  • le vol de découverte, dans une structure affiliée et dans la classe qui intéresse le futur pilote ;
  • la formation pratique, avec un instructeur ;
  • l'examen théorique, commun aux six classes, sous la forme d'un questionnaire à choix multiples de 60 questions organisé par l'Aviation civile. Il ne se passe qu'une fois, quelle que soit la classe choisie, et doit être réussi avant l'épreuve pratique.

Une particularité distingue l'ULM des autres licences : la fédération souligne qu'« il n'existe pas de nombre d'heures minimal réglementaire ». La progression dépend du niveau atteint par l'élève, que l'instructeur juge apte à se présenter à l'épreuve en vol. L'emport d'un passager suppose par ailleurs une expérience et une autorisation complémentaires.

Ce qu'il faut savoir avant de commencer

La souplesse du cadre ULM ne dispense pas de rigueur. Le pilote doit connaître la réglementation de l'espace aérien, préparer ses vols et entretenir ses compétences. Les clubs affiliés proposent un encadrement et un suivi qui jouent un rôle important dans la sécurité de la pratique.

Pour trouver une structure près de chez soi, le ministère des Sports et la fédération proposent des outils de recherche en ligne. Le vol de découverte reste la meilleure façon de déterminer quelle classe correspond à ses envies et à son budget.

Sources

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